9m²

nuits blanches et solitude

07 octobre 2009

Il faut continuer à exister sinon rien.
Ma subsistance identitaire est rude. Il est clair que bien souvent je me demande si je suis bien encore quelqu'un. Pourtant je suis toujours là, et j'avance à ma manière dans le silence.
Les gens ont généralement une façon différente d'exister, pour le meilleur et pour le pire. Ainsi je retournais lire les blogs de ces gens, http://elodyssee.canalblog.com/, http://penseesdama.canalblog.com/, http://damdom.canalblog.com/. Tant de vie et de mort, comme le temps avance pour les autres aussi. En les lisant je me suis rendu compte qu'il ne faut pas que j'oublie d'exister moi aussi, puisque que je suis toujours là, ce n'est pas un choix.
J'ai toujours plus ou moins consciemment cet idéal d'une renaissance future qui arriverait d'une façon miraculeuse et juste. Mais je soigne cette idée
Je veux soigner les peurs, les angoisses et les sentiments de culpabilité. Toujours prendre de la hauteur sur les choses pour mieux les comprendre et remettre chacun à sa place. Et conclure qu'il n'y a aucune raison de me sentir coupable de pas avoir été souhaité par mon père et de ne pas aimer ma mère.
J'aimerais pouvoir bientôt écrire que j'ai fuit ce carcan. Je vois plus ou moins une ou des lumières, toujours incertaines, toujours ironiques et inextricables. Le fonctionnement de la société qui semble si naturel à tout le monde m'apparaît toujours aussi hostile et compliqué. J'y ai pas été éduqué et je suis un étranger, incapable de m'y intégrer. Ça, ça ne changera jamais vraiment.
Je me résous à connaître des premières fois dans la vie, et à accepter des choses qui ne changeront pas. Je dois penser à la vie et à exister même si c'est bête à dire.
Je me drogue toujours, car il faut bien, en jouant frénétiquement. Mais je m'accoutume, et les doses ont du mal à suffire. Je crois que si je n'avais pas eu accès au jeu j'aurais consommé une autre drogue sans doute plus difficile à sevrer, c'est même une évidence ; je suppose que c'est une chance. J'ai souvent eu l'impression que c'était trop, que j'en pouvais plus de jouer, mais j'ai toujours fini par continuer, parce qu'il n'y a rien d'autre. Ça m'impressionne à chaque fois de toujours recommencer la même chose, dans le même univers statique. Mais c'est très efficace. Dans ce monde je ne suis pas étranger, même s'il est immonde. Je réussis à me rendre compte que l'existence virtuelle n'a aucune valeur, petit à petit, et j'essaie de donner plus d'importance aux attaches du réel quand elles valent le coup, ce qui est évidemment rare. Ça paraît idiot mais c'est important. En fait mon problème n'est pas si compliqué, c'est simplement que je n'arrive pas à trouver ce qui « vaut le coup » dans le réel. Tout ce que je vois du réel est soit moche, soit bête, soit inaccessible, soit irréel. C'est ma vision de la vie et je ne sais pas trop quoi en faire. Il n'est pas question de savoir si elle est juste ou fausse, juste de trouver comment m'en accommoder.

Posté par Clad76 à 03:06 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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